Le fils du pâtissier "hommage à Henri Tisot le provencal"  posté le mardi 06 septembre 2011 12:43

 Ami(e), lecteur connu ou inconnu vous qui passez par là, ayez une pensée pour :

Le fils du pâtissier

  

Il a été le rire, il a vaincu les larmes ;

Sa muse a soulevé le voile noir des drames ;

Pétillant, triomphant sur toutes les pistes

Son grand talent rendait modeste l'artiste.

La touche romantique de ses dialogues

Rendait, noble, l'interprétation du monologue,

 

Sa voix chaude aux saveurs soleil midi

Chantait les mots avec un goût de paradis.

Aux quatre horizons planétaires porte-drapeau

L'acteur réaliste soulevait tous nos maux.

Joyeux, fier, levait haut les bras tel le ravi

Disant à la cantonade « je vous ai compris » !

 

Fidèle, loyal, écoutait, l'inconnu, ses amis,

Sa soif de l'absolu, étoile, conduisant sa vie.

Amoureux des belles lettres, des boutades,

Raimu, Pagnol, compagnons de ses ballades

Sur la scène ou à l'écran, viennent l'accueillir

Dans la Maison où il aimait se recueillir.

 

Le célèbre fils du pâtissier, par sa simplicité,

Savait manier la pâte de l'être avec piété ;

Près de sa maison, aux senteurs sucrées,

L'âme provençale bien née, de pureté, s'étoffait,

La plume, compagne de ses nuits parfumées,

Le conduisait vers les sentes de la félicité.

 

Son inépuisable source puisée à l'Eau de Vie,

Au langage originel, nourrissait son vif esprit ;

Le respect de l'humain ancré dans son cœur

Ouvrait sa pensée vers le Verbe Sainte Fleur ;

Fidèle à lui-même, offrant au jour sa valeur,

Contemplait, méditait l'œuvre du Créateur.

 

De sa vie ...  il ne voulait pas en faire une histoire.

Un jour grave, il choisit de lui retirer sa gloire.

Cet instant lui appartient, il traçait son destin,

Soulevait ses racines dans le sillon du chemin.

Tel un grand sage, ne se retirait pas du monde,

Entrait dans l'infini cercle à l'éternelle ronde.

  

Respectueux des autres, respectueux de lui,

Sur la pointe des pieds, humblement est parti.

Sans fausse note, le cœur serein, empli de paix,

Il a rejoint Celui et ceux qu'il a tant aimé.

Dans la Grande Maison paisible des Justes,

Au centre de la piste, s'incline l'âme auguste.

 

Simplement, en silence, il a tiré sa révérence,

Reposé sa main dans La Main avec déférence.

Le souffle éteint, les doigts croisés sur le Livre Saint,

L'acteur-apôtre, en paix, rejoint la Table du Festin.

La flamme de son souhait le plus ardent se réalise

Le Verbe en communion avec l'Esprit l'universalise.

 

Henri à rejoint son Ange

Le 6 aout 2011

 {#}

Hommage à Henri Tisot

Ami silencieux, toujours présent dans la joie et dans les tourments

Il est parti, son œuvre est là et accompagnera mes pas.

Anarella

31-08-2011

texte protégé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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le grand livre de lecture  posté le mardi 17 mai 2011 12:56

Le grand livre de lecture

 

Dans les histoires du livre de lecture

Les mots s’envolent vers l’aventure

Leur souffle léger tourne les pages

Bouleversant l’ordre des lignes trop sages

Sur lesquelles viennent s’installer bien ordonnés

Une cohorte de vaillants soldats coordonnés :

Voilà le pronom signal de la locomotive

Puis le verbe qui tel le charbon l’active

Suivi d’une foule d’impatients passagers

Prenant place dans le glaçage du papier

Les noms en premier avec leurs bagages

De qualificatifs bariolés, peu sages

Invitant le lecteur à découvrir les pages.

 

Puis soudain les adverbes et leur accent

Impétueux invariable de détermination

Favorisant souvent la muse de l’inspiration

Puis vient dame grammaire et ses valises

Remplie de syntaxes vaniteuses qui personnalisent

La maîtresse prêtresse des règles de l’art

Habillée de rimes prêtes à un solennel départ ;

Chef d’orchestre de ce monde de linguistique

Où règne une  musique sacrée polyphonique

Des mots qui deviennent son à la lecture

Dame souveraine règne sur la césure,

Avec dans ses bagages en ordre régulier

Une foule de compléments, utile au papier,

Plus que centenaires tous en effervescence

Pour séduire typographes, artistes en puissance ;

Les parenthèses telles une large étoffe juponnée

Toujours prête à l’accueil d’une phrase étoffée

La virgule timide, entre points et ligne

Oblige à la courte pause puis s’indigne

De l’importance du point qui la chapeaute

Entre deux propositions aux allures redingote ;

Un peu plus loin voici les deux points

Garde champêtre énumérant informations et potins

Ha !  les petits malins de citations en rapports

Ont aussi des allures de sergent major

L’on ne répète pas les ordres au régiment

On exécute avec un remplaçant le cas échéant ;

Voilà monsieur point qui cale ferme ce joli monde

Discipline l’intonation pause des mots  à la ronde ;

 

Voici  qu’arrive par trois les points de suspension

Rois Mages votre splendeur aurait elle une hésitation ?

Quelqu’un, quelqu’une se sentiraient abandonnés

Devant votre énumération ainsi écourtée ?

Pour vous aider qui voit-on arriver à grand pas

D’un air courroucé …  le point d’interrogation

Tout courbé portant sa misère sous le bras

Bedonnant à souhait,  ploie de misère, de joie

Sous le poids des hésitations, des questions

Bredouille se reprend méfiant avec ses soupçons

Suivi de très près du point d’exclamation !

Raide, toujours étonné,  campant sur sa position

Bafouillant entre surprise, exaspération,

Admiration,  frôlant de près l’interjection

Dans une emphase montante et graduée.

 

Voilà la sirène interjection ponctuée

Invariablement à l’abri des deux parenthèses

Mouchée par la raideur interrogative

De messieurs guillemets discrets  ergoteurs

Dans la nuance  précise argumentative

Pour le plus bonheur de ses fondateurs

Qui n’oublièrent pas les tirets bas ou haut

Suivant  le chemin des parties, des incises,

Des alinéas, qui se bousculent sur forme indécise

L’astérisque, le bienheureux  se joint aux astres

Les majuscules marquent de leur force l’attention

Les minuscules les rejoignent formant un maillon

 

Assis sur le tapis millénaire le cœur en ballade

L’enfant voyage pour redevenir nomade

Ravit découvre la chaîne, la trame du pays mot

Chaleur douce, univers de style  poétique.

L’acteur comblé déguste  son repas lyrique

Sous les lumières tourbillons de la scène magique

La plume vulnérable, humide, tremble palpite

L’enlumineur se réjouit autant que le copiste

Partageant le chant de l’âme, poids des mots

Leur force, leur soutien, leur figure, leur clarté

Leur précision, leur fierté, leur musicalité.

 

Il fait si bon écrire,  partager, se souvenir

Tourner chaque jour la page de l’avenir

Même si parfois la logique nous échappe

Le temps, l’intemporel  lui nous rattrape

Sur un mot, un signe, un écheveau d’idées

Couchés avec ou sans distinction dans un cahier.

Anarella 31-03-2011 et 18-05-2011

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Présent et futur ou histoire de conjugaison  posté le dimanche 15 mai 2011 14:00

 Présent et futur

 

Le temps qui passe

Ne passera plus ;

Place, place, vices et vertus,

Séchez vos larmes

Le drame est révolu ;

Le temps qui passe

N’est pas une impasse

C’est une alarme

Pour un futur inconnu,

C’est la feuille qui se détache,

C’est le fruit qui lâche,

C’est le bourgeon qui éclot,

Dans un coin de l’enclos,

C’est la vague sur la grève,

Fugitive  tel  un rêve.

 

Le temps qui passe

N’est pas perdu

Donnez-lui de la joie

De l’orée au cœur des bois

Par magie,

Les pavés soudain réjouis  

L’impasse devient rue.

Le temps qui passe

Joue avec l’espace

S’étale, prend sa place

Parsème grains de poussière

Venus de l’interstellaire

Sur les hémisphères

Tout autour de la terre

Verdoyante apothéose

Tendre pétale de roses

Voilà la vie

Souris, Souris,

Ris !

 

Nuages, nuages, défilent

Comme le temps qui file

Son écheveau d’argent

De l’étoile au soleil levant.

Le vent souffle, souffle,

Entre les vies qui s’essoufflent

A s’accrocher au temps

Qui passe du futur au présent.

 

Le passé enfoui, rejeté,

S’infiltre dans les cœurs creusés

Qui oublient les joies de l’instant ;

Le futur est déjà présent

Qui  lui joue avec le temps

Se moquant des rides des tourments.

 

Le temps qui passe

N’est pas perdu

Donnez-lui de la joie !

De l’orée au cœur des bois

L’impasse devenue rue

De tendresse remplie d’imprévus

Le temps qui passe

Joue avec l’espace

Joyeux reprend sa place

Pour savourer la tasse

Remplie du présent

Frémissant, chaud, impatient

Riez,  chantez,

Douces vertus de bonne journée.

 

Le temps qui passe

N’est pas perdu,

C’est un ami

A toute heure

Lorsque naissent les pleurs

Le jour, la nuit ;

Puis  reprend sa place

Souhaitez-lui «  bienvenue »

 

Voici  le printemps, le printemps

Qui ne connait pas le temps

Saison tant attendue

Feuilles frémissantes légères

Dans l’humide atmosphère

Courtement  revêtues

De fraîche soyeuse verdure

De tendres bourgeons

Parfumés à moisson

Il y a les nuages peu sages

Tintamarre des cimes aux rivages

Formes étirées, palette bariolée

Variant d’un champ aux coteaux

Charivari joyeux pluvieux

Pour célébrer le printemps capricieux

 

Les frimas se font timides

Sur la douce rosée translucide

La nature belle endormie jacasse

Pour sourire au temps qui passe

S’étire de son sommeil hivernal

A l’aurore du matin virginal

Quelquefois se pavane de révérence

D’un pétale à l’autre se balance.

 

Le temps savoure

Phénoménal sa bravoure

Sans complexe le temps !

Le temps, n’a pas de temps ;

Il suit son rythme, son chemin

Immuable poursuit son destin,

Nous entraîne, à son gré,  dans sa ronde

Qui se dessine sur le grand tableau du monde.

 

 Anarella 21-05-2010

Texte protégé

 

 

 

 

 

 

 

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A LA FONTAINE  posté le dimanche 15 mai 2011 13:44

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Coucou me revoilou

 

Les fontaines ayant été tant chantées  par d’illustres prédécesseurs,  pourquoi une petite rien du tout ne pourrait elle pas  à son tour venir un peu  boire l’eau de sa cruche avec sa muse ?? En  toute simplicité et trinquer avec vous  -Ana

Sortez guitares et clavier, l'air vous l'avez tous reconnu ; à moins que vous vouliez mettre le vôtre ; bonne lecture .. à bientôt

 

A la fontaine

 

A l’eau de la claire fontaine

Un jour vous y retournerez

A l’eau de la claire fontaine

Vous viendrez vous désaltérer

Désaltérer

 

Vous lui direz vos joies vos peines

Les souvenirs vont et reviennent

La captive n’était plus sereine

Filait, filait ses flots de laine

Boule de peines

 

A l’eau de la claire fontaine

Un jour vous y reviendrez

Lui confier vos joies vos peines

Sortirez le mouchoir léger

Bien trop léger

 

La fille était trop fragile

Le cœur tout retroussé

Elle reparti t légère, trop docile

Dans le sous bois léger

Tout parfumé

 

Depuis la forêt raisonne

D’une douce mélodie

Que les enfants entonnent

Dans le sous bois joli

Et tout fleuri

 

Une guirlande d’écume

Dans la clairière rayons de brume

A l’aurore vous y verrez

La jeune fille danser, danser,

Sans ses souliers

 

Pendant ce temps à la source

L’eau coule et roucoule

Les joies, les peines comme la houle

Dentelle du temps qui vous pousse

Et vous re-pousse

 

Petite ne soyez pas si naïve

Reprenez la barre du navire

Allons ne soyez pas si cruche

Rangez  broderies, et  guipures

Pour l’aventure

 

A l’eau de la claire fontaine

Un jour vous y retournerez

A l’eau de la claire fontaine

Vous reviendrez vous désaltérer

Désaltérer

 

 

Anaralla  3-2-2011 –

 

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blog réparé  posté le samedi 07 mai 2011 10:37

 

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